Mythes sur le BDSM : sept idées reçues, et la réalité

Sept idées reçues sur le BDSM, de « c’est toujours de la douleur » à « tout est permis », avec ce que disent des sources professionnelles sur le consentement.

Fait partie du guide : Kink pour débutantes : consentement et sécurité d’abord

Par l'équipe éditoriale de SOMAS Management 5 min de lecture

Pile de livres, appareil photo ancien et tasse de thé près d’une fenêtre, photo en noir et blanc sur les idées reçues sur le BDSM

Le kink est entouré d’idées reçues, souvent apprises dans des films, des plaisanteries ou des rumeurs. Elles comptent, parce qu’elles façonnent le regard que l’on porte sur soi et sur les autres, et qu’elles rendent plus difficile de demander ce dont on a besoin ou de dire non. Ce guide reprend sept mythes sur le BDSM et y répond calmement, avec ce que disent des sources professionnelles et communautaires, et avec ce que le consentement veut dire en pratique. Il n’est pas un tutoriel, il est réservé à des adultes, et il ne contient rien d’explicite.

D’où viennent les mythes

La plupart viennent de la fiction, qui a besoin de drame, et de la stigmatisation, qui a besoin d’une histoire simple. GoodTherapy note que la stigmatisation et les malentendus autour du BDSM et du kink ont poussé beaucoup de personnes à tirer des conclusions fausses sur celles qui le pratiquent. Le kink réel est bien plus ordinaire : on y trouve des conversations, des accords et beaucoup de vérifications. Kink pour débutantes donne le vocabulaire, et le glossaire du kink définit les termes.

Mythe un : le kink, c’est toujours de la douleur

Le kink recouvre le pouvoir, le jeu de rôle, la contrainte, les sensations et l’imagination. GoodTherapy explique que le BDSM comporte en général une dynamique de pouvoir sous une forme ou une autre, mais pas toujours de la douleur, et cite l’exemple d’un partenaire qui fait des corvées pour l’autre. Le fil commun, c’est l’accord, pas l’intensité.

Pile de vieux livres contre un mur de briques, photo en noir et blanc sur les idées reçues sur le BDSM

Mythe deux : tout est permis

C’est l’inverse. Comme certaines pratiques comportent des risques, celles et ceux qui prennent le kink au sérieux parlent beaucoup de règles. GoodTherapy énumère des moyens concrets de réduire le risque : le consentement enthousiaste de chacun, une discussion complète sur les limites avant de commencer, un mot d’arrêt, des accords écrits sur les limites quand ils aident, et un aftercare régulier. Une liste de négociation, les mots d’arrêt et l’aftercare détaillent chacun de ces points.

Mythe trois : le kink, c’est de la violence

Non. GoodTherapy indique que les pratiques BDSM impliquent par définition des adultes consentants, et que le viol, les abus et les agressions n’en font pas partie. La National Coalition for Sexual Freedom présente le consentement comme la pierre angulaire de la conduite des personnes kink. Quelqu’un qui ignore les limites ne pratique pas le kink : il fait du mal à une personne, et rencontrer quelqu’un du milieu kink en sécurité énumère les signaux d’alerte. Le consentement pose les bases.

Mythe quatre : la personne soumise n’a aucun pouvoir

Dans une scène bien négociée, la personne qui suit détient le veto. Elle aide à fixer les limites au départ, elle convient du mot d’arrêt, et elle peut tout arrêter à tout moment. Suivre est un choix fait à l’intérieur de limites, et il se retire.

La personne qui mène ne fait pas que commander. GoodTherapy note que mener comporte ses propres risques, surtout émotionnels, notamment quand quelque chose va plus loin que prévu. Mener, c’est porter une responsabilité.

Mythe cinq : il faut le vivre tout le temps

GoodTherapy explique qu’il y a autant de façons de pratiquer le BDSM que de personnes qui le pratiquent. Pour certaines, quelques éléments n’apparaissent que pendant l’intimité ou en de rares occasions. Pour d’autres, il organise le quotidien. Aucune façon n’est plus vraie qu’une autre, et personne n’a à atteindre un niveau précis pour appartenir au milieu.

Mythe six : c’est réservé à certaines personnes

GoodTherapy rapporte que l’attirance pour le BDSM semble se rencontrer chez tous les genres et toutes les orientations sexuelles, et que ces désirs peuvent apparaître à tout âge, pour une raison ou sans raison. Les fantasmes sexuels expliquent pourquoi l’imagination et les intérêts varient autant.

Mythe sept : s’intéresser au kink, c’est avoir un problème

S’intéresser au kink n’est pas, en soi, une raison de s’inquiéter. Savoir si quelque chose mérite un jour l’attention d’un professionnel relève d’une personne qualifiée, pas d’une page web. BDSM et santé mentale : ce que disent les sources expose ce que rapportent des sources médicales et de recherche, et les signes d’une bonne entente avec un thérapeute valent la peine d’être connus si vous voulez parler à quelqu’un qui ne jugera pas.

Comment peser une affirmation sur le kink

Des questions utiles

  • Qui le dit, et quelle est sa motivation ?
  • Le consentement : mentionné, ou passé sous silence.
  • Ce qui est décrit : des personnes réelles, ou un film, ou une plaisanterie.
  • Le but : vous faire peur, ou vous vendre quelque chose.
  • La même idée, retrouvée dans une source professionnelle ou communautaire.

Questions sur les mythes du kink

Le kink, c’est la même chose que la violence ?

Non. C’est le consentement qui les sépare : selon GoodTherapy, les pratiques kink impliquent par définition des adultes consentants, et la violence n’en fait pas partie.

Le kink implique toujours de la douleur ?

Non. Il peut s’agir de pouvoir, de jeu de rôle, de contrainte, de sensations ou d’imagination, et certaines personnes n’y mettent jamais de douleur.

Je dois choisir un rôle ?

Non. On peut être curieuse sans choisir, et les rôles peuvent changer avec le temps.

Je peux être curieuse sans rien faire ?

Oui. Lire, réfléchir et noter son propre oui, son non et son « à voir » sont autant de bons départs. Explorer votre sexualité à votre rythme montre comment.

Où apprendre ce qui est vrai ?

Commencez par kink pour débutantes et par les sources citées en bas de chaque guide. Apprenez les pratiques en personne auprès de personnes expérimentées, jamais à partir d’une seule vidéo.

Sources et pour aller plus loin

Information générale sur la santé au quotidien, pas un avis médical. Si quelque chose vous inquiète, consultez un professionnel de santé.

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